Le vague à l'âme, bien au frais dans la bise d'octobre, je tire la dernière taffe. Comment ne pas se sentir coupable? J'ai pourtant été prudent, j'ai mis un cadre strict, pas plus d'un pète par jour et pas la veille des jour d'école...Mais l'envie est plus forte, à moin que ça soit le besoin? J'aime cette sensation d'euphorie, j'aime cette odeur, j'aime la compagnie de cette herbe magique. Ce besoin d'évasion me brule, me chauffe, et me nourri. J'aime tendre le baton pour me faire battre.
Victime consentante d'une tendance prononcée à l'auto-flagellation j'encaisse, sans broncher (ou si peu), les assauts de cet océan de culpabilité. Nous sommes responsable de nos actes, et de leur concéquences, je l'ai lu ou entendu des dizaines de fois. Mais comment se sentir responsables d'actes dont nous ne sommes que les pauvres marionnettes. L'inconscient a plus de pouvoir que n'importe laquelle des émotions humaines. On peut aimer, être aimé, dans le respect et l'écoute, et toujours vivre ces éternelles angoisses du gosse qui redoute l'abandon de sa mère. "si tu n'est pas sage je te laisse à la dame.." "regardes, maman pleure à cause de toi" Je suis tout à fait conscient que le travail, car s'en est un, de mère célibataire n'est pas le plus beau des cadeau. Je suis conscient égallement que nombre de mes congénère n'ont même pas eut la chance d'avoir une mère. La mienne à été nouriciaire, biologique, mais non-aimante (ou vécue comme telle). Mais comment se fait-il qu'une mère, impuissante fasse au désarroi d'un enfant qui, en quête de reconnaissance, ne demande qu'un tout petit peu d'attention et d'amour, puisse se sentir tellement impuissante qu'elle fini tout naturellement par jouer sur la culpabilité pour obtenir un peu de respect de la part de son gosse? "tu va me rendre folle" tu l'es déjà!
Aujourd'hui il faut faire avec. Chercher des explications ou un mot d'excuse n'y changera rien. De toute manière il ne viendra pas. Car une mère c'est fier, ça ne se rabaisse pas devant ses enfants, et ça ne reconnait pas ses tord. Je devrais me contenter des fondations que je me suis construit tout au long de ces années de thérapie.
Je sais que je dois te pardonner, mais je n'y arrive pas. Je t'en veux de m'avoir laissé m'enfoncer dans mon mutisme à ton égard. Je n'ai jamais pu te dire je t'aime, d'ailleurs je ne le ressens pas. Mais je me rend compte combien tu as dus travailler pour nous élever, au pris d'innombrable absences. Je me suis fais tout seul, enfin sans toi, et j'en suis fier. Un jour tu seras sur ton lit de mort, et ce jour là il sera trop tard pour te le dire: je t'aime maman.