
"Il faut cultiver son jardin" disait Molière, et bien on y est, il a fallu attendre toutes ces années pour que cette phrase, lue il y a près de 10 ans, prennent enfin un sens dans ma vie. Le bonheur n'est pas quelque chose que l'on achète avec de l'argent, mais bel et bien un sentiment qui s'acquière au prix d'une introversion profonde et d'un détachement du sentiment de dépendance vis-à-vis d'un bien être qui ne nous appartient pas. Cultiver un jardin oui, mais faut-il encore faire avec la terre qui s'y trouve. La graine tombée dans une terre infertile ne donnera de belles fleurs que si elle est soignée et entretenue régulièrement avec amour et respect. Et il n'est jamais trop tard pour bien faire. Le simple fait de s'épanouir dans un milieu hostile lui donne la force nécessaire pour résister aux agressions les plus rudes, et une fois arrivée à maturité, rien ne pourra la détruire. Mais la terre restera la même tout au long de sa vie, le combat est permanent, et sa survie en dépend. Ainsi, jours après jours, les fleurs deviennent plus belles, la tige plus résistante, et les racine plus profondes.
"L'enfer c'est les autres", en effet! Je suis, tu es, nous sommes maîtres de nos propre vie, nous sommes tous des maîtres, c'est déjà ça! jamais personne ne pourra t'amener ce que tu n'es pas prêt à recevoir. Et se projeter dans le bonheur de nos congénères ne fera qu'empirer la frustration, et la dépendance. Couper le cordon ombilical, prendre ses responsabilités, et vivre sa vie, voilà la clé du bonheur. Il n'y a aucune raison de culpabiliser, car tout ce qui est fait dans la paix intérieure et le respect de soi et de son environnement ne peut être que source de satisfaction.
Allez au travail, la vie est devant, et "donnes à chaque jour la chance d'être le plus beau de ta vie"